La contrefaçon, sans façon !

Contrefaçon
Être inventif, c’est bien. Mais ne pas recopier – même involontairement – ce qui existe déjà, c’est mieux. Comment éviter de contrefaire ? Petit manuel à l’usage de ceux qui veulent créer en toute légalité.

Les bonnes idées, ça ne court pas les rues… Souvent les meilleures sont déjà trouvées, exploitées, commercialisées… Mais il arrive aussi que telle invention ou telle innovation paraisse tellement « neuve » qu’il paraît improbable qu’elle existe déjà. Et pourtant, tel M. Jourdain faisant de la prose dans le savoir, le créateur peut faire de la contrefaçon en toute ignorance. Pour éviter tout désagrément administratif ou autre tracas juridique, voici quelques démarches simples et efficaces. La première consiste à vérifier les informations contenues dans les bases de données de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, passage obligé de tout créateur qui se respecte : l’accès au fond documentaire des marques, brevets, dessins et modèles est gratuit et cette indispensable première étape doit être accompagnée d’une veille du créateur lui-même sur son secteur et son marché.

Marque et logo : même motif…

Même démarche pour ce qui concerne les logos : là encore l’INPI est une source d’information première mais si le produit est sensé se vendre à l’international, une vérification supplémentaire s’impose, notamment auprès de l’Office de l’Harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) qui gère la propriété intellectuelle au niveau européen mais également auprès de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle dont Romarin constitue la très riche base de données répertoriant toutes les marques internationales. Il va de soi qu’en cas de recours à des fournisseurs, la vigilance sur l’origine des produits est le maître-mot. Pour cela, il est indispensable d’exiger tout document ou référence qui prouve la bonne foi de l’interlocuteur et la bonne qualité du produit. Et ce même sur la plus petite fourniture. Comme disait si bien un pâtissier, si on commence à ne pas être regardant sur le sucre, puis sur le beurre, puis sur les œufs, difficile d’obtenir au final un bon gâteau. En innovation la recette fonctionne aussi. Un inventeur averti en vaut deux…

© 2014, Laurence BOTTERO, Journaliste

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