Contrefaçon et Internet : évitez cette copie que je ne saurais voir

Contrefaçon
L’approche des fêtes de Noël signifie chasse aux trésors des cadeaux à glisser sous le sapin. La crise étant toujours de la partie, grande est la tentation d’aller dénicher sur la Toile des produits moins onéreux. Mais derrière les « bonnes affaires », se cachent souvent des copies. Et donc de la contrefaçon

Pour l’exemple

Le 4 novembre dernier – journée nationale de lutte contre la contrefaçon – un million d’articles étaient détruits dans toute la France. Le tout, sur 17 sites différents à la fois. Des objets issus des prises des Douanes qui depuis le 1er janvier 2014 ont saisi pas moins de 7,6 millions d’objets. Un chiffre qui donne le vertige et qui de plus, supérieur au nombre d’objets contrefaits interceptés l’année précédente. Des faux sacs de marques de luxe en passant par les cigarettes, les cosmétiques, les médicaments et donc les jouets, plus rien n’échappe à la contrefaçon, de la pâle copie souvent reconnaissable, à la parfaite imitation qui tromperait n’importe quel œil, même parfois les plus experts.

Une vitrine pas toujours très Net

Internet représente une vitrine d’exposition que ne peuvent ignorer ni les marques de luxe, ni de manière plus générale les commerçants quels que soient les objets de leurs ventes. Et cela est la porte ouverte aux opérations malintentionnées. Des chaussures à talon compensées de telle créatrice qui peuvent s’acheter trois fois moins cher que le prix d’origine. Des médicaments que l’on trouve « facilement » sur le Net et moins cher qu’en pharmacie. Tel meuble design au prix élevé, disponible d’un simple clic et pour moins cher. Le casque audio à la mode que l’on déniche à moitié prix après un surf intensif sur la Toile. Car si le luxe a été la première cible des contrefacteurs, elle touche aujourd’hui toutes les sphères de la vie quotidienne.

Barrières

Face à un tel fléau, certains sites notamment réagissent et ont mis en place des dispositifs pour détourner l’intérêt des imitateurs et autres faussaires. C’est ainsi que des sites de ventes à distance ont pour beaucoup créé et installé en leur sein des cellules anti-contrefaçons. C’est le cas des sites de ventes de matériel hi-fi, mais aussi des sites de ventes de vêtements et accessoires d’occasion en ligne. À chaque produit mis en ligne, s’il est de marque, il est spécifié avoir été contrôlé par la cellule. Une cellule qui ne chôme pas. Car contrôler les éventuelles contrefaçons exige du temps. Et de l’argent. À noter que l’Union des Fabricants propose des formations aux entreprises pour les aider à distinguer le faux du vrai.

Un consommateur averti…

Pour ce qui concerne les PME qui n’ont pas toujours les moyens de développer en interne des cellules anti-contrefaçon, le gouvernement a édité un guide répertoriant les bons réflexes à adopter. À rappeler, que nul n’étant censé ignorer la loi, tout consommateur qui aurait en sa possession un produit contrefait est considéré comme receleur. Et donc passible d’une amende de 375 000 euros et de cinq ans d’emprisonnement.

© 2014, Laurence Bottero, Journaliste

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