Dernières innovations technologiques en matière de lutte contre la contrefaçon

Contrefaçon
Parallèlement aux dernières opérations coups de poing menées par les douanes et la destruction de nombreux produits contrefaits, des procédés innovants, qui pourraient grandement faciliter la lutte contre la contrefaçon, ont récemment été développées par des entreprises privées. Rapide tour d’horizon…

La gravure au laser des huîtres

Le producteur français Gillardeau a élaboré, avec un ingénieur d’Arjowiggins spécialisé dans la non-falsifiabilité des billets de banque, un système visant à limiter la contrefaçon de ses célèbres huîtres. Celles-ci seront bientôt parfaitement identifiables grâce au logo de la marque gravé au laser sur la coquille. Que les consommateurs se rassurent, ce procédé breveté, qui a tout de même nécessité un investissement de 5 millions d’euros, n’altèrerait pas la qualité du produit.

Le « balayage » des médicaments

Des chimistes de l’Université de Montréal ont amélioré, à la demande de Santé Canada, les méthodes de détection des faux médicaments. Ils ont mis au point une méthode de balayage, associant une chromatographie liquide à une spectrométrie de masse, permettant de déceler et quantifier toutes les molécules d’un médicament cinq fois plus rapidement que les méthodes actuellement utilisées.

Le recours aux smartphones pour détecter les objets contrefaits

Après la mise au point par Inside Secure et Selinko de la capsule intelligente CapSeal empêchant tout re-remplissage d’une bouteille de vin, la start-up WID a, quant à elle, décidé, d’utiliser les transmissions sans fil (Radio Frequency Identification) et d’intégrer une puce RFID dans l’étiquette des bouteilles de vin afin de permettre, toujours par smartphone, leur géolocalisation et la reconstitution de leur itinéraire. Enfin, la compagnie japonaise NEC a réalisé en novembre dernier une démonstration de sa future application, permettant de comparer au modèle original un objet dont l’empreinte matérielle a été préalablement enregistrée par les grandes marques dans une base de données. Il suffira simplement au consommateur de photographier l’objet douteux avec son smartphone pour l’authentifier.

En bref, gageons que ces nouveaux moyens dissuadent, pour un temps, les contrefacteurs.

© 2014, Delphine Rauch, Docteur en droit

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